Sexual and gender-based violence against South Sudanese refugees in Uganda : a mixed-methods study
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0000-0001-8362-6647Contributrices et contributeurs
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Mots-clés
- Global health
- Sexual and gender-based violence
- Réfugiés
- Ouganda
- Sud-Soudan
- Établissements de réfugiés
- Réfugiés urbains
- Méthodes mixtes participatives
- Refugees
- Uganda
- South Sudan
- Refugee settlement
- Urban refugees
- Participatory mixed-methods
- Santé mondiale
- Violence sexuelle et sexiste
Organisme subventionnaire
International Development Research Centre
Résumé
Introduction: Les hommes et les femmes qui vivent des migrations forcées– comme les presque deux millions réfugiés sud-soudanais en Ouganda - courent un risque accru de violence sexuelle et sexiste. L’Ouganda offre des terres et des services dans les zones d'installation des réfugiés, mais aucun appui aux réfugiés auto-installés dans les zones urbaines. Cette étude a exploré la violence sexuelle et sexiste parmi les réfugiés sud-soudanais dans ces deux contextes d’installation en Ouganda. Objectifs : 1.) Identifier les facteurs de risque perçus de la violence sexuelle et sexiste, ainsi que des solutions potentielles, parmi les réfugiés sud-soudanais dans les zones d’installation et les zones urbaines ; 2.) Estimer l'occurrence et les facteurs associés de la violence sexuelle et sexiste parmi les réfugiés sud-soudanais dans les deux contextes; 3.) Diffuser et valider les résultats des objectifs 1 et 2 ; 4.) Explorer la relation entre l'occurrence estimée de la violence sexuelle et sexiste dans les deux contextes (Objectif 2) et les facteurs de risque perçus par les participants (Objectif 1). Méthodes : En appliquant une méthode mixte et des approches participatives, j'ai utilisé la cartographie cognitive floue (CCM) (n=195 participants), des entretiens semi-structurés (n=38) et des enquêtes transversales auprès des ménages (n=961) dans deux zones d’installation et deux villes. Les participants étaient des réfugiés du Sud-Soudan, des responsables communautaires, des prestataires de services et des décideurs. Les analyses comprenaient l'analyse thématique (entretiens, CCM), la fermeture transitive floue (CCM) et la régression logistique GEE multivariée (enquêtes). J'ai facilité des réunions communautaires de restitution dans tous les sites (N total environ 350). Résultats : La CCM a révélé une relative cohérence entre les contextes, et les catégories de participants sur plusieurs causes perçues : les dynamiques interpersonnelles difficiles, les normes et pratiques inégales en matière de genre, la précarité économique et les mauvais mécanismes d'adaptation. Deux principales différences ont été observées : les conflits et l'insécurité et l'effondrement de la société ont été identifiés comme causes importantes dans les zones urbaines, et les problèmes de santé sexuelle et reproductive dans les zones d’installation. L'amélioration des conditions et des opportunités socio-économiques, la sensibilisation des communautés, les réponses individuelles proactives, et une dynamique familiale forte et saine ont été identifiés comme des solutions potentielles par toutes les catégories de participants dans les deux environnements. Le bien-être émotionnel émerge comme solution dans les zones d’installation, tandis que l'amélioration de la gouvernance et des systèmes judiciaires a été soulignée dans les zones urbaines. Les entretiens corroborent les résultats de la CCM. Plus de femmes que d'hommes ont révélé des violences émotionnelles (37% vs 27%), physiques (22% vs 6%) et sexuelles (41% vs 8%) de la part de leur partenaire intime dans l’enquête. Des proportions similaires d'hommes et de femmes ont révélé des violences sexuelles non commises par un partenaire (10% et 7%). Les hommes ont révélé plus de violences physiques non commises par un partenaire (20% vs 10%). Le fait de vivre dans un environnement urbain était significativement associé à un risque accru de VPI émotionnelle (OR 2.11, 95%CI 1.12-3.6) et de violence sexuelle (OR 1.75, 95%CI 1.08-2.8) de la part d'un non-partenaire. Conclusion : Des environnements d’installation différents sont associés aux facteurs de risque et de prévention différents pour la violence sexuelle et sexiste parmi les réfugiés du Sud-Soudan en Ouganda. L'occurrence de violence sexuelle et sexiste est haute, et celle de certains types de violence peut varier d'un environnement à l'autre.
Introduction: Forcibly displaced men and women, such as the nearly two million South Sudanese refugees in Uganda, are at increased risk of sexual and gender-based violence. Sexual and gender-based violence has been identified as a problem among South Sudanese refugees in Uganda, which offers land and services in official refugee settlements but none to self-settled refugees in urban areas. This study explored sexual and gender-based violence in relation to Uganda’s unique refugee policy. Objectives: 1.) Identify perceived risk factors, as well as potential solutions, of sexual and gender-based violence amongst South Sudanese refugees in settlements versus those in urban areas; 2.) Estimate the occurrence and associated factors of sexual and gender-based violence among South Sudanese refugees in Ugandan settlements versus those who have self-settled in urban areas; 3.) Disseminate and validate findings from Objectives 1 and 2; 4.) Integrate findings from Objective 1 and 2, exploring the relationship between the estimated occurrence of sexual and gender-based violence and the risk factors identified by participants and the survey Methods: Applying a mixed-methods design and participatory approaches, I used Fuzzy Cognitive Mapping (FCM) (n=195 participants), semi-structured interviews (n=38), and cross-sectional household surveys (n=961) across two official settlements and two towns. Participants included South Sudanese refugees, community leaders, service providers and decision-makers. Analyses included thematic analysis (interviews, FCM), fuzzy transitive closure (FCM), and multivariate GEE logistic regression (surveys). I facilitated dissemination and validation community meetings in all sites (total N approximately 350). Results: The FCM revealed relative consistency across settings and participant groups for causes. Challenging interpersonal dynamics, unequal gender norms and practices, economic precarity, and poor coping mechanisms emerged as important causes. There were two differences between urban areas and settlements: conflict, insecurity and social breakdown was identified as an important cause in urban areas, while sexual and reproductive health issues was an important cause in the settlements. FCM revealed some consistency across settings and participant groups for potential solutions. Improved socioeconomic conditions and opportunities, strengthened community outreach, proactive individual responses to sexual and gender-based violence, and strong and healthy family dynamics emerged as important solutions in both environments. Emotional well-being was an important potential solution in the settlements, while better governance and judicial systems was an important solution in the urban areas. Themes from the interviews corroborated findings from the FCM. In the survey, nearly two-thirds of participants (65%) experienced any type of violence since arriving in Uganda. More women than men disclosed emotional (37% vs. 27%), physical (22% vs. 6%), and sexual (41% vs. 8%) intimate partner violence. Similar proportions of women and men disclosed sexual non-partner violence (10% and 7%). More men than women disclosed physical non-partner violence (20% vs 10%). Living in an urban environment was significantly associated with increased risk of emotional intimate partner violence (OR 2.11, 95%CI 1.12-3.6) and sexual non-partner violence (OR 1.75, 95%CI 1.08-2.8). Conclusion: Violence is a serious issue amongst refugees. Different refugee settlement approaches produce different risk and preventive factors for sexual and gender-based violence among South Sudanese refugees in Uganda. The occurrence of some types of violence may differ across environments. Living in an urban environment was associated with a greater risk of emotional intimate partner violence and sexual non-partner violence.