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Improvising Quebec’s countering violent extremism (CVE) sector or the transformation of high policing


Thèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
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Doctorat / Doctoral

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Keywords

  • Critical studies on Terrorism
  • Counter-terrorism
  • Contre-terrorisme
  • Lutte contre l’extrémisme violent
  • Radicalisation
  • Haute police
  • Risque
  • Nouvelle pénologie
  • Justice actuarielle
  • Ethnographi
  • Countering Violent Extremism
  • Radicalization
  • High Policing
  • Risk
  • New Penology
  • Actuarial Justice
  • Ethnography
  • Études critiques sur le terrorisme

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Abstract

Après avoir testé les stratégies traditionnelles de lutte contre le terrorisme, notamment la surveillance, la collecte de renseignements et les interventions militaires, les pays occidentaux ont atteint un point de stagnation. Le nombre croissant d’attentats perpétrés sur le sol occidental, couplé au phénomène du « combattant terroriste étranger », appelle une nouvelle approche. À partir de ce moment-là, une myriade de pratiques ont été testées via ce qui est devenu connu sous le nom de « contrer et/ou prévenir l’extrémisme violent » et la « radicalisation » en utilisant des acronymes divers et souvent interchangeables tels que CVE, PVE ou P/CVE. Au cours de cette évolution vers des interventions plus « douces », l’influence de la gouvernance néolibérale et l’importance croissante du paradigme du risque dans les secteurs de la sécurité, de la justice, de la santé et des services sociaux ont façonné l’arène croissante de la CVE. Cette thèse explique comment ce virage vers la prévention de l’extrémisme violent a introduit un large éventail d’acteurs non traditionnels et leurs pratiques de gestion des risques dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans ce que Brodeur (1982) a appelé la « haute police ». Ces nouvelles pratiques hybrident se situent à l’intersection du travail social et de la sécurité nationale et, en mettant davantage l’accent sur l’élaboration d’outils d’évaluation des risques, elles ont été encadrées par le contexte de la « justice actuarielle » (Feeley et Simon, 1992). Plus précisément, l’inclusion de travailleurs sociaux, d’enseignants, de leaders communautaires et d’autres acteurs dans le domaine du CVE a entraîné le développement de nouvelles technologies, de nouvelles connaissances et de nouvelles pratiques en matière de risques. À titre d’illustration de ce phénomène, cette thèse présente, pour la première fois, un compte rendu ethnographique de l’évolution des pratiques de lutte contre la radicalisation au Québec, depuis leur création en 2015, du point de vue des praticiens des secteurs social, de la santé, de l’éducation, de la police et de la sécurité. Elle propose de considérer le CVE comme une hybridation des pratiques de sécurité à l’intersection de la guerre contre le terrorisme et du secteur de l’engagement social et communautaire au Québec dans un cadre plus large de gouvernance du risque. Bien que plusieurs aient soulevé des doutes quant à la pérennité de la lutte contre la radicalisation en tant que discipline, le processus d’hybridation entre le domaine de la sécurité nationale et le secteur sociale a transformé le visage de la haute police au Québec et au Canada.


After having tested traditional counter-terrorism strategies including surveillance, intelligence gathering and military interventions, Western countries reached a point of stagnation. The increasing number of attacks perpetrated on western soil, coupled with the phenomenon of 'foreign terrorist fighter,' called for a new approach. From then on, a myriad of practices were tested via what became known as “countering and/or preventing ‘violent extremism’ and ‘radicalization’” using various and often interchangeable acronyms such as CVE, PVE, or P/CVE. During this shift towards 'softer' interventions, the influence of neoliberal governance and the increasing importance of the risk paradigm in the security, justice, health and social services sectors have together shaped the growing arena of CVE. This dissertation unpacks how this shift towards CVE has introduced a wide range of non-traditional actors and their risk management practices to counter-terrorism, as well as what Brodeur (1982) referred to as “high policing.” As analyzed here, these new practices are uniquely located at the intersection of social work and national security and, through their increased focus on the development of risk assessment tools, have been framed by the ‘actuarial justice’ context of these fields (Feeley & Simon 1992). Specifically, the inclusion of social workers, teachers, community leaders and others in the field of CVE has resulted in the development of new technologies, knowledges and risk practices— such as “radicalization assessment” tools—shaped by imaginaries of risk futurities. As an illustration of this phenomenon, this dissertation presents, for the first time, an ethnographic account of the development of CVE practices in Quebec, beginning with their initial inception in 2015, as seen from the perspective of social, health, education, police, and security sector practitioners. It proposes to view CVE as a hybridization of security practices at the intersection of the War on Terror and of the social and community engagement sector in Quebec within a wider framework of risk governance. Although many have raised doubts regarding the longevity of CVE and PVE as a discipline, the impact of this cross-pollination process on the field of national security has enduringly transformed the face of high-policing in Quebec and Canada.

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