Évaluation du risque de résorption radiculaire au cours du traitement orthodontique en fonction de la variation du surplomb vertical
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Keywords
- traitement orthodontique
- résorption radiculaire
- anterior open bite
- side effects
- facteurs de risque
- surplomb vertical
- béance antérieure
- effet secondaire
- Orthodontic treatment
- root resorption
- risk factors
- vertical overlap
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Abstract
Résumé Objectifs : La résorption radiculaire apicale externe (RRAE) est un des effets secondaires les plus fréquents du traitement orthodontique. Sa physiopathologie reste encore mal connue et sa prise en charge se résume la plupart du temps en un arrêt du traitement orthodontique pendant 2 à 4 mois. Le meilleur outil de l’orthodontiste contre cette pathologie est la prévention, voilà pourquoi on retrouve dans la littérature une panoplie d’études recherchant les facteurs de risque de cette pathologie. Cette étude avait pour but d’apporter sa contribution au débat en recherchant l’influence de la variation du surplomb vertical sur la RRAE. Matériel et méthode : Nous avons mené une étude rétrospective à partir des archives de la clinique d’orthodontie de l’Université de Montréal. Les patients ayant terminé leur traitement par orthodontie fixe au sein de la clinique ont été répartis en trois groupes de 76 patients : Groupe normal (surplomb entre 0 et 3 mm), Groupe surplomb exagéré (surplomb supérieur à 3 mm) et Groupe béance (surplomb négatif, donc inférieur à 0). Le diagnostic de la RRAE a été fait en comparant les radiographies panoramiques pré et post-traitement et les scores de résorption des incisives maxillaire et mandibulaire ont été évalués grâce à l’indice de Malmgren modifié. La comparaison des résorptions des trois groupes a été faite avec le test de Kruskall-Wallis, suivi de tests U de Mann-Whitney pour les comparaisons pairées Résultats : Dans l'ensemble, nous avons observé une prévalence de résorption radiculaire apicale externe de 45,9 %, avec 44,5 % présentant une résorption modérée et seulement 1,3 % montrant une résorption sévère. Le maxillaire était plus touché par la résorption radiculaire que la mandibule. La prévalence de la résorption dans le groupe béance antérieure (68,4%) était deux fois supérieure à celle des groupes surplomb exagéré (34,2%) et normal (35,1%). La moyenne des dents atteintes par la résorption radiculaire (1,99 ± 2,036) et la moyenne des scores de résorption des huit dents antérieures (0,559 ± 0,610) dans le groupe béance étaient statistiquement plus élevées que celles des groupes surplomb exagéré (0,92 ± 1,521 et 0,269 ± 0,473) et surplomb normal (0,95 ± 1,503 et 0,278 ± 0,473) avec des valeurs p à chaque fois inférieur à 0.001. Il a par ailleurs aussi été noté que la survenue de la RRAE augmente avec la durée de traitement. Conclusion : Le risque de résorption radiculaire apicale externe serait plus augmenté chez les patients présentant une béance antérieure. Mots-clés : Traitement orthodontique, résorption radiculaire, facteurs de risque, surplomb vertical, béance antérieure, effet secondaire.
Abstract Objectives: External apical root resorption (EARR) is one of the most common side effects of orthodontic treatment. Its pathophysiology remains poorly understood, and management usually consists of stopping orthodontic treatment for 2 to 4 months. The orthodontist’s best tool against this pathology is prevention, which is why numerous studies in the literature have sought to identify the risk factors associated with EARR. This study aimed to contribute to this debate by investigating the influence of variations in vertical overlap on the occurrence of EARR. Materials and Methods: We conducted a retrospective study using records from the orthodontic clinic at the University of Montreal. Patients who completed their fixed orthodontic treatment at the clinic were divided into three groups of 76 patients each: the Normal Group (overbite between 0 and 3 mm), the Deep Bite Group (overbite greater than 3 mm), and the Open Bite Group (negative overbite, less than 0 mm). The diagnosis of EARR was made by comparing pre- and post-treatment panoramic radiographs, and the resorption scores of the maxillary and mandibular incisors were assessed using the modified Malmgren index. Comparisons of resorption across the three groups were performed using the Kruskal-Wallis test, followed by Mann-Whitney U tests for pairwise comparisons. Results: Overall, we observed a prevalence of external apical root resorption of 45.9%, with 44.5% presenting moderate resorption and only 1.3% showing severe resorption. The maxilla was more affected by root resorption than the mandible. The prevalence of resorption in the open bite group (68.4%) was twice that of the deep bite (34.2%) and normal bite groups (35.1%). The average number of teeth affected by root resorption (1.99; SD 2.036) and the average resorption scores of the eight anterior teeth (0.559, SD 0.610) in the open bite group were statistically higher than those in the deep bite (0.92, SD 1.521 and 0.269, SD 0.473) and normal bite groups (0.95 SD 1.503 and 0.278 SD 0.473) with p-values less than 0.001 each time. Additionally, it was also noted that the occurrence of EARR increased with the duration of treatment. Conclusion: The risk of external apical root resorption appears to be higher in patients with an anterior open bite. Keywords: Orthodontic treatment, root resorption, risk factors, vertical overlap, anterior open bite, side effects.