Planification des sites de plantation d’arbres en milieu urbain : comparaison des sites issus de la planification municipale et des sites priorisés par un outil d’aide à la planification
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0009-0003-8081-7423Contributor(s)
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Keywords
- aide à la planification
- architecture de paysage
- urban forestry
- urban planning
- environnement
- foresterie urbaine
- planification stratégique
- urbanisme
- environment
- landscape architecture
- planning support
- strategic planning
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Abstract
Face aux défis complexes posés par les changements climatiques, de nombreuses villes québécoises se sont engagées à atteindre des objectifs ambitieux en matière de plantation d’arbres et de canopée en vue de procurer les bénéfices qu’ils génèrent à leur population. Or, la planification de la plantation d’arbres urbains est un processus multidimensionnel, impliquant divers objectifs outre la survie des nouveaux arbres tels que la réduction des îlots de chaleur, l’amélioration de la santé de la population, la minimisation des coûts d’implantation. Pour ces raisons, les villes doivent adopter des approches stratégiques à la plantation d’arbres, soit une approche qui permet de prendre en compte un large éventail d’objectifs de planification simultanément et qui représente les priorités des parties prenantes locales. Les outils d’aide à la planification (OAP), combinant les systèmes d’informations géographiques (SIG) et l’analyse multicritère, proposent une solution efficace pour synthétiser l’information nécessaire à la planification stratégique des arbres en milieu urbain. Bien que plusieurs outils de ce type aient été créés, peu ont comparé l’approche ayant recours à ces outils aux approches municipales afin de déterminer quelles étaient les différences et comment elles se présentaient. Ainsi, un OAP australien ayant été adapté au contexte du Québec a été utilisé pour y ajouter un modèle de priorisation spatiale des emplacements pour la plantation d’arbres en milieu urbain. Les résultats de cet OAP se présentent sous la forme de cartes présentant les sites les plus stratégiques selon deux perspectives : les opportunités d’implantation et les besoins du territoire d’accueil. Ce modèle incorpore une vaste gamme d’objectifs de planification élaborés lors d’ateliers de cocréation avec des parties prenantes locales. Ces objectifs sont ensuite pondérés selon les préférences des parties prenantes afin de représenter les préoccupations locales. Plusieurs experts des milieux académiques, institutionnels et municipaux ont également été consultés afin de déterminer comment mesurer l’atteinte de ces objectifs. Les meilleurs sites de plantation priorisés par le modèle sont ensuite spatialement comparés aux sites de plantation identifiés par trois arrondissements de la ville de Montréal (Québec, Canada)4 à leur plan maître de plantation afin de déterminer leur superposition spatiale. Ceci informe de façon générale sur la répartition spatiale de sites résultant de la planification stratégique. Les plans maîtres de plantation de ces arrondissements ont également été analysés afin d’en faire ressortir les critères utilisés pour justifier le choix des sites de plantation afin de fournir des éléments de contexte pour l’interprétation des comparaisons spatiales et expliquer les divergences entre les sites sélectionnés. Une analyse individuelle des objectifs permet également d’évaluer la concordance entre la façon dont les objectifs sont pris en compte par le modèle et contribuent à la priorisation spatiale. Cela permet de mieux comprendre les divergences éventuelles avec la priorisation réalisée par le modèle, telles que les différences dans l’application des critères de priorisation. D’une part, les faibles pourcentages de chevauchement entre les emplacements priorisés par l’outil pour leur caractère stratégique et les sites priorisés par les arrondissements suggère que l’outil priorise des sites qui sont spatialement distincts de ceux priorisés par les arrondissements. Ceci est une opportunité pour les municipalités de mettre en œuvre de nouvelles réglementations pour inciter la plantation sur ces sites, augmentant ainsi l’indice de canopée et la diversité du patrimoine arboricole sur leur territoire. L’analyse des objectifs individuels révèle que le modèle ne reproduit pas fidèlement les critères utilisés par les arrondissements en ce qui a trait aux conflits avec les infrastructures. Cela pourrait avoir comme effet de négliger certains emplacements qui seraient autrement stratégiques pour la plantation d’arbres urbains et permet d’informer sur les améliorations futures de l’outil. Les projets de recherche future dans le domaine devraient évaluer les services rendus par les arbres s’ils étaient plantés sur les sites les plus stratégiques afin de les comparer aux services rendus par les arbres plantés sur les sites planifiés par les municipalités. Cette approche permettait d’estimer si la planification stratégique des arbres urbains entraine un meilleur approvisionnement en services écologiques.
Faced with the complex challenges posed by climate change, many Quebec cities have committed to ambitious goals regarding tree planting and canopy coverage to provide the benefits they generate to their population. However, urban tree planting planning is a multidimensional process, involving various objectives beyond the survival of new trees, such as reducing heat islands, improving public health, and minimizing implementation costs. For these reasons, cities must adopt strategic approaches to tree planting, ones that consider a wide range of planning objectives simultaneously and represent the priorities of local stakeholders. Planning support system (PSS), combining geographic information systems (GIS) and multicriteria analysis, offer an effective solution for synthesizing the information necessary for strategic tree planning in urban areas. Although several tools of this kind have been created, few have compared the approach using these tools to municipal approaches to determine the differences and how they manifest. Thus, an Australian PSS adapted to the Quebec context was used to add a spatial prioritization model for urban tree planting locations. The results of this PSS are presented in the form of maps showing the most strategic sites from two perspectives: planting opportunities and the needs of the territory. This model incorporates a wide range of planning objectives developed during cocreation workshops with local stakeholders. These objectives are then weighted according to stakeholder preferences to represent local preferences. Several experts from academic, institutional, and municipal backgrounds were also consulted to determine how to measure the achievement of these objectives. To inform about the spatial distribution of sites resulting from strategic planning, the most prioritized planting sites by our model are then spatially compared to planting sites identified by three boroughs in the city of Montreal (Quebec, Canada). The planting masterplans of these boroughs were also analyzed to highlight the criteria used to justify the selection of planting sites, providing context for interpreting spatial comparisons and explaining discrepancies between selected sites. An individual analysis of the objectives also assesses the alignment between how6 objectives are considered by the model and contribute to spatial prioritization. This allows for a better understanding of potential discrepancies with the prioritization carried out by the model, such as differences in the application of prioritization criteria. On one hand, the low percentages of overlap between sites prioritized by the tool for their strategic nature and sites prioritized by the boroughs suggest that the tool prioritizes sites that are spatially distinct from those prioritized by the boroughs. This presents an opportunity for municipalities to implement new regulations to encourage planting on new sites thus increasing canopy coverage and diversity of tree on their territory. The analysis of individual objectives reveals that the model does not faithfully reproduce the criteria used by the boroughs regarding conflicts with infrastructure. This could lead to neglecting certain locations that would otherwise be strategic for urban tree planting and informs future ameliorations to the model. Future research projects in the field should evaluate the services provided by trees if they were planted on the most strategic sites to compare them to the services provided by trees planted on sites planned by municipalities. This approach would help estimate whether strategic urban tree planning leads to better provision of ecological services