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Post-catastrophe : le Plan de Reconstruction des villes historiques italiennes. Impacts et limites à travers les cas de Gibellina (1968), Venzone (1976) et L'Aquila (2009)


Thèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
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Doctorat / Doctoral

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Keywords

  • Reconstruction post-catastrophe
  • ville historique
  • Reconstruction Plan
  • Urban planning for reconstruction
  • Material and immaterial dimensions of the city
  • Plan de Reconstruction
  • Urbanisme de la reconstruction
  • L’Aquila
  • Venzone
  • Gibellina
  • Dimension materielle et immaterielle de la ville
  • Post-disaster reconstruction
  • Historic city

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Abstract

Cette recherche analyse les processus de reconstruction urbaine post-catastrophe dans les centres historiques italiens, en s’appuyant sur trois études de cas – Gibellina (1968), Venzone (1976) et L’Aquila (2009) – pour interroger de manière critique les Plans de Reconstruction, considérés comme des instruments urbanistiques orientant la transformation des contextes post-catastrophiques. Loin d’être de simples dispositifs techniques, ces plans révèlent, à travers leurs contenus et leurs modalités de mise en œuvre, l’interprétation que les pouvoirs publics donnent de la ville et ce qu’ils jugent prioritaire de reconstruire. La recherche se concentre sur le moment où les choix politiques se traduisent dans un instrument urbanistique – le Plan de Reconstruction – et dans ses normes opérationnelles, dispositifs réglementaires et spatiaux qui produisent des effets mesurables sur l’organisation urbaine. À travers une analyse comparative, l’étude retrace l’évolution historique des stratégies de planification adoptées, en mettant en lumière leurs implications opérationnelles, cognitives et directrices, et en soulignant comment la reconstruction post-catastrophe est traitée principalement comme une question urbanistique, en l’absence d’une théorie structurée. L’analyse repose sur une méthodologie qualitative, combinant la revue de la littérature, la recherche documentaire et l’observation directe des contextes. Le Plan de Reconstruction est considéré comme l’unité d’analyse principale, déchiffré à travers ses critères normatifs, ses priorités stratégiques et ses références à la conservation du patrimoine, à la sécurité sismique et à la gouvernance territoriale. L’étude met en évidence une forte attention portée aux aspects opérationnels et structurels, tout en reconnaissant que les dimensions sociales, symboliques et communautaires n’émergent que partiellement. La revue de la littérature, couvrant le cadre théorique de la reconstruction des villes historiques de Lisbonne à nos jours, ainsi que l’évolution des interventions dans les centres historiques depuis le début du XXe siècle – avec une attention particulière à l’expérience de Bologne – montre un passage progressif, des approches intégrées des années 1960-1970, à une focalisation de plus en plus marquée sur la seule sauvegarde physique, notamment par le biais de l’unité d’intervention par agrégat (reconstructions de L’Aquila 2009, Émilie 2012). Cette dynamique révèle toutefois une carence dans l’intégration des besoins immatériels, sans toutefois en nier l’existence, soulignant ainsi la nécessité d’une approche plus équilibrée. Les résultats montrent que, bien que les plans aient assuré, dans certains cas, la sauvegarde du patrimoine bâti et la sécurisation du territoire, des lacunes importantes subsistent dans l’intégration des dimensions sociales et culturelles. L’approche moderniste adoptée à Gibellina, la vision conservatrice et typomorphologique de Venzone et l’orientation technico-préventive suivie à L’Aquila définissent trois paradigmes distincts, chacun ayant des retombées spécifiques sur le tissu urbain et les modalités de requalification post-catastrophique. Cette recherche contribue au débat scientifique et opérationnel sur la reconstruction urbaine post-sismique, en proposant une réflexion critique sur les limites des instruments existants et en formulant des recommandations pour une planification intégrée qui, en reconnaissant la complexité urbaine des contextes historiques, soit en mesure d’articuler intervention matérielle, identité collective et innovation sociale dans une optique d’adaptation durable et inclusive.


This research analyzes the processes of post-disaster urban reconstruction in Italian historic centers, using three case studies – Gibellina (1968), Venzone (1976), and L’Aquila (2009) – to critically examine Reconstruction Plans, understood as urban planning tools that guide the transformation of post-catastrophic contexts. Far from being mere technical devices, these plans reveal, through their content and implementation methods, how public authorities interpret the city and what they consider essential to rebuild. The study focuses on the moment when political choices are translated into an urban planning tool – the Reconstruction Plan – and into its operational rules, regulatory and spatial mechanisms that produce measurable effects on urban organization. Through a comparative analysis, the research traces the historical evolution of planning strategies, highlighting their operational, cognitive, and directive implications, and showing how post-disaster reconstruction is primarily addressed as an urban planning issue, despite the absence of a structured theory. The analysis is based on a qualitative methodology that combines literature review, documentary research, and direct observation of the contexts. The Reconstruction Plan is treated as the main unit of analysis, decoded through its normative criteria, strategic priorities, and references to heritage conservation, seismic safety, and territorial governance. The study reveals a strong emphasis on operational and structural aspects, while acknowledging that social, symbolic, and community dimensions emerge only partially. The literature review, which covers the theoretical framework of the reconstruction of historic cities from Lisbon to the present and the evolution of interventions in historic centers from the early twentieth century to today – with particular reference to the Bologna experience – shows a progressive shift from the integrated approaches of the 1960s and 1970s to a growing focus on physical preservation, mainly through instruments such as the aggregate intervention unit (reconstructions in L’Aquila 2009, Emilia 2012). This dynamic reveals a lack of integration of immaterial needs, without denying their presence, thus highlighting the need for a more balanced approach. The results show that, although the plans ensured, in some cases, the preservation of the built heritage and the safety of the territory, significant gaps remain in the integration of social and cultural dimensions. The modernist approach adopted in Gibellina, the conservative and typomorphological vision of Venzone, and the technical-preventive orientation followed in L’Aquila define three distinct paradigms, each with specific impacts on the urban fabric and post-disaster redevelopment strategies. This research contributes to the scientific and operational debate on post-seismic urban reconstruction by offering a critical reflection on the limits of existing tools and by proposing recommendations for integrated planning that, by acknowledging the urban complexity of historic contexts, can combine material intervention, collective identity, and social innovation within a framework of sustainable and inclusive adaptation.

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