Relation entre les trajectoires de fréquence de consommation de cannabis et la santé mentale positive chez les jeunes adultes
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Discipline
Affiliation
Keywords
- Santé mentale positive
- Trajectoires
- Cannabis
- Étude longitudinale
- Jeunes adultes
- Positive mental health
- Trajectories
- Longitudinal study
- Young adults
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Abstract
Contexte : Le cannabis est largement consommé à l’échelle mondiale, mais peu d’études ont décrit l’évolution naturelle de sa consommation chez les jeunes adultes, et aucune n’a examiné si ces profils de consommation sont associés à la santé mentale positive. Objectifs : Identifier les trajectoires de fréquence de consommation de cannabis chez les jeunes adultes, décrire les caractéristiques sociodémographiques des participants dans chaque trajectoire, et estimer l'association entre les trajectoires de consommation de cannabis et la santé mentale positive chez les jeunes adultes. Méthodes : Les données étaient disponibles pour 711 participants dans le cadre d’une étude prospective en cours. La modélisation des trajectoires basée sur le groupement a été utilisée pour identifier les trajectoires de fréquence de consommation de cannabis entre 20 et 36 ans. Des statistiques descriptives ont été utilisées pour caractériser les profils sociodémographiques des participants dans chaque trajectoire. L'association entre ces trajectoires et la santé mentale positive à 36 ans a été analysée par régression linéaire, avec ajustement pour le sexe, le niveau d'éducation et les diagnostics de troubles de l’anxiété et/ou de l’humeur. Résultats : Quatre trajectoires ont été identifiées : les consommateurs occasionnels / les non-consommateurs (67,0%), les participants qui ont diminué (9,4%) ou augmenté (9,7%) leur fréquence de consommation, et les consommateurs chroniques lourds (13,9%). La proportion d'hommes, de personnes vivant seules, de chômeurs et sans diplôme secondaire était plus élevée chez les consommateurs chroniques lourds que chez les occasionnels et les non-consommateurs. Par rapport aux consommateurs occasionnels et aux non-consommateurs, les consommateurs chroniques lourds (β ̂ = -3,05, IC à 95 % = [-5,82 ; -0,28]) présentaient des scores de santé mentale positive plus faibles à 36 ans, après ajustement pour les facteurs de confusion potentiels. Les consommateurs en augmentation (-1,53 [-4,65 ; 1,59]) et en diminution (-1,34 [-4,52 ; 1,84]) présentaient également des scores de santé mentale positive plus faibles à 36 ans, mais les IC comprenaient la valeur nulle. Conclusion : Une consommation chronique lourde de cannabis, du début à la moitié de l’âge adulte, était associée à une diminution de la santé mentale positive à un âge plus avancé, ce qui justifie des recherches supplémentaires sur ses effets psychosociaux à long terme.
Context: Cannabis is widely used globally, but few studies describe the natural course of cannabis use in young adults, and no study has examined whether these patterns are associated with positive mental health (PMH). Objectives: To identify cannabis use trajectories in young adults; to describe socio-demographic characteristics of participants in each trajectory, and to estimate the association between cannabis use trajectories and PMH in young adults. Methods: Data were available for 711 participants in an ongoing prospective study. Group-based trajectory modelling was used to identify trajectories of cannabis use frequency from age 20 to 36. Descriptive statistics were used to characterize the socio-demographic profiles of participants within each trajectory group. The association between these trajectories and PMH at age 36 was analyzed using linear regression adjusting for sex, education, and anxiety and/or mood disorder diagnoses. Results: Four trajectories were identified: occasional/non-users (67.0%); participants who decreased (9.4%) or increased (9.7%) frequency of use, and chronic heavy users (13.9%). The proportion of males, participants who lived alone, were unemployed, and those without a high school diploma were higher in chronic heavy users compared to occasional/non-users. Relative to occasional/non-users, chronic heavy users (β ̂ = -3.05, 95 % IC = [-5.82; -0.28]) had lower PMH scores at age 36 after adjusting for confounding variables. Increasing (-1.53, [-4.65; 1.59]) and decreasing users (-1.34, [-4.52; 1.84) also had lower PMH scores at age 36, but the CIs included the null value. Conclusion: Chronic heavy cannabis use from early to mid-adulthood was associated with reduced PMH in later adulthood, warranting further investigation into its long-term psychosocial effects.